jeudi 8 décembre 2016

Fouilles Colonnes 2016






Phare’Fouilles à l’ancien Prieuré     d’Hérival







    





27 novembre 2016. 

Je viens d’exhumer trois fûts (ou tambours ) de colonnes.
Les uns à côtés des autres, cassés, ébréchés, placés dans le sens de leur longueur. Ils ont été placés là pour base d’un mur de plus d’un mètre de haut. 
Belle découverte mais, pas de quoi fouetter un moine ou un révolutionnaire…
Les moines sont au prieuré d’Hérival jusqu’en 1789.

Retour en 1802.    
Regardez le plan du XVIII. 




Ces trois pierres proviennent de deux édifices de l’ensemble du Prieuré démoli et démonté en 1802.  
Elles peuvent provenir de l’église ou du bâtiment d’habitation des moines, c’est difficile à déterminer pour l’instant.

Le bâtiment d’habitation est de type XVIIIe, donc classique à angles droits, or ces  trois gros morceaux de colonnes engagées retrouvés sont des morceaux d’arcades de l’église.
L’église est encore sur pied en 1789, elle est sans doute de construction gothique.

En 1802, tous les amateurs de constructions se ruent au Prieuré avec char à bœuf, tout est à un euro ! Les deux bâtisses sont des mines de matériaux. Les amateurs démontent et se fournissent comme aujourd’hui chez Bigmat ou autres magasins de matériaux de construction. 
Que font-il des parpaings qui ne sont pas emportés et impropres à la construction : cassés, ébréchés, trop ronds, trop lourds, trop sculptés ?
Tout est bazardé  à la brouette en contrebas au bout du verger.
En 1802, le verger sur le plateau se finit par un élégant mur qui surplombe la vallée : cinq à six mètres de haut, cinquante mètres de long.





Au bout de ce mur le terrain est très en pente, 50 mètres en contrebas on voit le ruisseau appelé Combeauté.
Pour éviter aux débris de rouler jusqu’au ruisseau, le propriétaire ou les démolisseurs ont élevé un mur de soutènement à la hâte en contrebas, à cinq ou six mètres du beau mur du verger.
Ce second mur de soutènement d’urgence est érigé sans professionnalisme sur soixante mètres de long et deux mètres de haut. 
Aujourd’hui, il est écroulé sur plus de sa moitié, l’ensemble encore debout penche.




Toutes les pierres de la base sont cyclopéennes, disons 80 kilos. Les trois grosses pierres déterrées aujourd’hui forment un rang d’un mètre de la base de ce long mur  qui retient le vrac des pierres sur plus de cinq mètres de largeur. 
Entre ces deux murs, progressivement les pierres se sont accumulées jusqu’à former un prisme de  remblai, par la suite l’herbe a poussé sur cette pente du prisme.

Que les pierres biscornues aient été jetées par dessus le mur du verger est une hypothèse vraisemblable, mais rien n’est écrit, ce ne sont que des suppo-sitions d’observation minutieuses.
Les pierres parallé-lépipédiques, les poutres, les fenêtres, grilles et bien d’autres matériaux  sont convoyées pour construire ou améliorer des maisons, des hangars ailleurs, on ne sait pas bien où elles sont allées. 

Un exemple. Il y a des belles pierres visibles à la ferme de Montégu entre La Demoiselle et Plombières à six kilomètres à vol d’oiseau du Prieuré. 
Dans cette ferme, il y aussi les deux grilles du Logis des Hôtes. 
Auscultez la photo des grilles rouillées.





Elles prennent les ronces et les orties dans le parc. Le propriétaire ne veut pas nous les vendre pour 500€. Nous ne voulons pas mettre plus d’argent dans cette affaire. Ce serait aussi un gros travail de remontage. 


Description

Deux pierres ont un diamètre de presque quarante centimètres, la troisième plus fine n’a que 20 centimètres de diamètre. Elles sont longues de  cinquante centimètres, elles sont ébréchées ou cassées.
Ces éléments de colonnes sont en gré rouge à gros grain. 



Le badigeon 

On distingue très bien des restes de peinture faite au  badigeon qui ne résistent ni au lavage ni à la pluie. 
C’était donc une peinture d’intérieur pour une chambre ou une nef ou narthex, on ne peut pas savoir exactement pour l’instant. 
J’émets cette idée parce que la peinture a résisté à deux siècles d’enfouissement dans ce mur. C’est une preuve pour moi que ces pierres cylindriques ont été placées là immédiatement après leur démolition. 
Elles n’ont jamais été exposées, stockées sous la pluie sinon, elles n’auraient plus leurs couleurs vives. 
Sur une des grosses pierres la peinture blanche sur une couche plus ancienne de gris ne couvre que la moitié supérieure ou inférieure du tambour. Etait-elle enterrée à moitié?

Pourquoi ces pierres boudins n’ont-elles pas été emportées par les paysans maçons ? 
Sans doute parce qu’elles n’étaient pas parallé-lépipédiques, leurs rondeurs ne pouvaient pas être facilement intégrées à un mur classique de maison.
Stockées dans cette pente elles remplissaient leur fonction de rempart pour le vrac placé derrière.


 

20 novembre 2016.

Deux jours plus tard en piochant tranquillement pour le plaisir, si, si, c’est passionnant, je découvre encore deux autres morceaux de colonne engagée, donc cinq au total. 
Les couleurs ocre jaune et ocre rouge sont encore plus vives que sur la première de cette série au diamètre de 20 centimètres.
Trois morceaux susceptibles de s’assembler. 
Nous ferons des essais lorsqu’elles seront sorties de là. 
Pour vérifier l’assemblage, même au sol, il faudra quelques costauds.
Ces deux morceaux sont colorés à l’ocre jaune et rouge, les couleurs sont plus vives que sur la première de cette série de trois, il y a peut être eu un motif bicolore, ce n’est pas possible de l’affirmer. Par dessus ces couleurs juxtaposées ou superposées, il y a eu une peinture blanche plus épaisse, il en reste quelques petites zones. 

Aussitôt que la première pierre s’est retrouvée au soleil, les couleurs ont séchées et elles ne se voient pratiquement plus, c’est assez incroyable, je suis le seul à avoir vu la vivacité de cet ocre rouge et jaune, quel dommage ! Du coup, j’ai laissé les deux suivantes à l’humidité et à l’ombre.
Je pense à Fellini Roma de Fellini, à un moment du film une équipe d’archéologues découvre une vaste salle de peinture romaine et puisqu’ils ont ouvert, désoperculé la salle, tout disparaît en un instant, bon, c’est un film…

Août 1972.
Cette découverte de remarquables pierres de colonne n’est pas la première (nov 16) Déjà en 1972 Jean-Guy qui creusait seul le canal pour l’alimentation de la future turbine hydroélectrique, découvre dans la terre quelques fûts de toute beauté ce qui l’enthousiasme à continuer. 

Toutes ces pierres entières ou en éclats, glanées au fur et à mesure des années et au hasard de nos travaux sont présentées sous notre fontaine sur de solides étagères. 
Il y en a une dizaine de grosses et lourdes, la plus grande partie est constituée d’éclats bien ciselés. Pour nous ce sont des trésors !
Forcément, nous habitons ici depuis 45 ans, nous nous sommes pris au jeu des découvertes, nous sommes devenus accro à ce lieu, à ses origines, à ses énigmes. 




Grès rose ou blanc

Toutes ces découvertes éparses ne nous permettent pas de comprendre l’ensemble architectural (église et bâtiment d’habitation) encore moins de savoir de quelle période  était l’église.
Je me demande même s’il n’y en pas eu deux qui se sont succédées au même endroit, la première ayant servi de matériaux de récupération pour la deuxième et autres constructions, c’est très compliqué. Nous trouvons des pierres en grès blanc et en grès rose. 
Le grès blanc fin, ne provient pas d’ici, c’est certain, il n’y en a pas, le rose peut être taillé à proximité dans la forêt, c’est possible. 
Les tambours de colonnes peuvent être roses ou blancs, c’est curieux. La plupart sont roses. On dit rose, plus exactement, gris ocre rouge. 
Le choix rose ou blanc n’avait peut-être pas d’importance puisqu’ils étaient peints. 
Y a-t-il eu deux églises successives ? Une plus rouge et l’autre plus blanche ?
Détail énigmatique. Dans le bâtiment appelé « Logis des Hôtes » en rénovant la cuisine, nous avons trouvé dans le mur une superbe petite tête de style Chartes. 




Or ce bâtiment a été construit en 1740 environ. 
Ce n’est qu’en 1802 après la Révolution, quand les biens sont devenus Biens Nationaux que l’église est démontée pierre par pierre. La tête serait une pierre de récupération de la première église d’avant 1740 ?
Je ne suis pas convaincu par cette hypothèse, puisque certaines pierres de grès  gris rose présentées sur nos  étagères sont sculptées dans un style assez fruste, mérovingien, carolingien, voir roman ; il y a de tout. 
Bon ok, il peut y avoir du retard dans les avancées stylistiques et techniques dans l’Est. Pas vraiment puisque la crypte de Remiremont qui date de 1050 est une des premières voûtes d’arêtes. Elle est sur la liste du renouveau de la voûte enterrée le long de la Moselle avec Charlemagne.
Inspecter la photo de la crypte.




La collection

Plus de quarante ans après les premières découvertes de Jean-Guy, on commence à posséder une petite collection et pourtant jamais nous n’avons fait de fouilles systématiques. 
C’est presque certain que nous trouverions des belles pierres taillées ou sculptées derrière ce mur de   soutènement presque écroulé.
Revoyez le croquis.
Grosse entreprise ! 
Puisqu’il faudrait déblayer des centaines de mètres cubes de terre et de pierres, les trier, les classer avant de commencer un gigantesque puzzle de recons-truction en 3D et sans doute être déçu tant il manquerait de morceaux emportés et placés dans les murs de maisons des environs.




Dans les environs, mais aussi dans notre habitation qui n’existait pas en 1802. Notre aile Sud  est entièrement constituée de pierres de récupération. Fréquemment, lors de travaux nous avons découvert des belles pierres et notamment la partie inférieure d’un saint guerrier, sans doute saint Georges.




Le Logis des Hôtes a échappé à la démolition, il n’a   pas été détruit, il a été transformé en ferme avec grenier et étable, c’est une autre histoire…






GilbR

mardi 26 juillet 2016

Les vidéos 1972,73,74,75



Ce lien permet de voir visionner un film de quelques minutes. Des diapos rassemblées et une voix off qui commente la construction héroïque d'un mur colossal réalisé en deux étés, 19172, 73


https://vimeo.com/83394903


Autres liens qui rapportent d'autres événements de cette même époque au Prieuré d'Hérival.

https://vimeo.com/84204556

https://vimeo.com/84204556

https://vimeo.com/83297930

https://vimeo.com/82114332

Nota bene: 
Je crois qu'il faut copier, puis coller ces différentes lignes https://



Anagramme dans le coeur sur le porche d'entrée.

lundi 20 janvier 2014

Vidéos 1972/73/74.


La communauté en 1971/72/73/74.

J'ai pu manger quelques fraises de bois dans le fronton, en haut de l'échelle...

j'ai scanné des centaines de diapositives de nos débuts à Hérival.

Les photos ont plutôt été prises lors des étés.

J'en ai fait sept ou huit films courts de deux minutes maximum.

Les cinq ou six films des travaux donnent une idée assez juste de notre inconscience de jeunes propriétaires prêts à tout faire pour restaurer cette bâtisse brinquebalante que nous venions d'acheter en mai 1971.
Trois films présentent les habitants/ouvriers/pionniers et couples des premières années. 

Voici le lien pour choisir entre toutes les vidéos

https://vimeo.com/user709678/videos






lundi 19 août 2013

La carte d'Hérival du XVIIIe




( les photos n'apparaissent pas entières, elles sont grandes, il faut cliquer pour les regarder plein écran. le texte n'est pas le plus important.)








La carte de la vallée d’Hérival qui date du XVIIIe.

Je vais relater ma découverte du jeudi 24 novembre 2011 à 15h37.
J’attends dans le hall des Archives Départementales d'Épinal.

Neuf mois plus tôt, la conservatrice nous informe par courrier que nous allons recevoir un dévédé contenant les photographies de la numérisation du "plan d'Hérival" qui est en leur possession depuis vraisemblablement les saisies de la Révolution, nous ne l’avons jamais vu.
Elle précise que le plan est en très mauvais état et qu'il leur est impossible de nous le montrer ;  ils vont faire des photographies de ce document et nous les envoyer.
Les mois ont passé, cela n'a pas été fait.
Entre-temps, la Conservatrice des Archives a changé, nous ne l'avons pas su.

Neuf mois plus tard, à 15h 38 je présente la dite lettre.  J’attends tranquillement un quart d'heure, on m’annonce que les numérisations ne sont pas faites.
Alors, on me fait entrer dans leur salle de travail ; deux dames tiennent déroulé un grand plan de papier d’un mètre cinquante.
- « Est-ce cela que vous cherchez ? »
Je scrute, je cherche, j'y trouve un certain nombre d'indications que je connais, les lieux-dits environnants Hérival, les différents étangs. Mais, je ne repère ni le nom "Hérival" ni le dessin de l'ancien Prieuré, l’espace est étonnamment vide.

Je reprécise que nous n’avons jamais vu ce plan que nous cherchons.
Nous savons seulement qu'il existe, puisque en 1972, un photographe a fait une photo de l'ensemble architectural du Prieuré Hérival, qui est devenue carte postale.
Comment s’est-il retrouvé face à ce document, je ne m'y suis jamais vraiment intéressé. Quelles étaient la taille et l’ampleur de l’original, nous n’en avions aucune idée ? Seulement la carte postale en 2000 exemplaires assez grossièrement imprimée. A cette époque il a sans doute été plus facile de sortir ce document et de le photographier en noir et blanc.

En 2010, Monique, à la retraite, donc plus disponible qu’avant, se met à la recherche de l’original, elle s’en approche, ça se termine par la réponse de la conservatrice; "le plan est trop fragile, il faut faire un travail de restauration, patience pour les photos."
On nous oublie.

Un an après donc, on me montre un plan de plus d’un mètre cinquante de long et je n'y vois pas le dessin du Prieuré, là où il devrait être. J’ai l'impression d'être amnésique. Je ne comprends pas ou plus, je suis victime d’une farce. Les maisons dans lesquelles j'habite ne sont pas sur la carte. Ahurissant !

La dame un peu déconcertée par mon trouble, retourne très motivée  dans les fonds.
Elle me rappelle un quart d'heure plus tard. Cette fois elle m’entraîne dans la grande salle de restauration, et je suis face à deux plans strictement les mêmes :
-       sur l'un, il n’y a aucune mention de lieux,
-       sur l’autre tout est écrit, les lieux-dits, les différentes routes, les tracés semblent faits au millimètre à la règle en fonction d'un relevé topographique sans doute très exact.

Les deux plans sont strictement les mêmes, ils semblent avoir été calqués ou plutôt dupliqués grâce à des trous d’épingles de repérage bien visibles.

- Sur le premier plan ne figure aucune indication de lieu-dit, il est de couleur plutôt sépia, bien endommagé, vieilli, recollé, plutôt marouflé sur une autre feuille, ce qui le rend assez gondolé, mal restauré m’a précisé la Conservatrice.

- Le deuxième est en meilleur état, il est colorié aux crayons de couleur ou à l'aquarelle ; les rivières, les rus, les plans d’eau sont en en bleu, les prairies sont en kaki vert.

La plus importante des différences entre les deux plans est le surprenant dessin cubiste des différents bâtiments du Prieuré d'Hérival qui datent d'avant 1802, absent sur le premier plan.

… Je crois avoir compris pourquoi les bâtiments ne figurent pas sur le premier plan ; il y a un gros rajout de papier collé de plus de 15X10 cm sur le deuxième plan.
Je pense que le premier plan d'ensemble de la vallée et ses environs était suffisamment complexe, alors le dessinateur/écrivain/géomètre n'a pas jugé utile d'entreprendre le fastidieux travail de dessin du Prieuré puisque ce premier plan n'était sans doute qu'une étude, un plan d'essai avant le plan définitif en couleur celui que j'appelle le deuxième plan au rajout collé minutieusement dessiné.

Si j'insiste sur  l'importance de ce petit dessin détaillé presque cubiste, ce que n'est pas un plan à proprement parler... C’est presque une photo aérienne, elle est la seule représentation imagée, de ce qu'à pu être cet ensemble architectural avant la Révolution française.

L'éminent historien du lieu, Dom Galli mentionne les dimensions des différents bâtiments, il donne quelques petites indications chiffrées, mais ce qu'il écrit ne permet absolument pas de se faire une image en trois dimensions correctes des différentes habitations.
Il est inutile de commenter et décrire plus ces deux plans. Il est préférable de bien regarder ce minutieux dessin du complexe architectural d’Hérival.
J'ai été très touché, ému d'être en présence de ces deux plans, d'avoir le droit de le toucher du doigt, d'avoir pu essayer de comprendre.

Cette fois la numérisation est faite, elle est de qualité, malheureusement la photographe des archives n’a photographié qu’un seul plan, celui des dessins. Néanmoins il permet de repérer un certain nombre de détails que nous ignorions jusqu’à maintenant… 














samedi 27 juillet 2013

Video 11e Cucaracha 2013








Songe d'une nuit d'été...











Cucaracha 2013 from gilemon villemin on Vimeo.













Samedi 6 et dimanche 7 juillet 2013 à Hérival.






mardi 11 juin 2013

Contraintes et Cie de Philippe










ça fait 10 ans que Philippe dissémine ses créations sur le sentier des abeilles qui mène à la clairière tout au fond de la vallée d'Hérival.







Si vous faites le déplacement dans cette clairière, si vous venez à pied et en bottes, vous verrez bien d'autres "sculptures-installations sur le chemin et en contrebas et même dans la rivière, la Combeauté. Certaines sont bien cachées, les sonnettes par exemple, il est possible d'en compter une dizaine...



Soyez respectueux, certaines se caressent, aucune ne s'escalade, la plupart demandent de la délicatesse.





















































































































Il y a encore quelques belles photos à faire et à ajouter dans cet article.

Donc à suivre.





jeudi 28 février 2013

"Songe d'une nuit d'été 2013."



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Chers membres du même "club Les Amis ex-élèves & autres origines",

Cet été, en juillet, début juillet, le 6 et 7 exactement, il y a un événement exceptionnel chez nous.
Exceptionnel, pour deux raisons :
1- Shakespeare* en personne vient mettre en scène le "Songe d’une nuit d’été".
C’est une pièce assez féérique, plaisante, abordable, allégée…
2- Monique*, votre belle sœur ou belle tante en personne tient le rôle principal dans la pièce.

1- *C’est une blague, il ne peut pas être là, il est trop célèbre pour daigner se déplacer dans notre vallée haute-saônoise.
2- * C’est une exagération, mais pas une blague. Monique ne tient qu’un rôle secondaire, mais important, c’est un challenge pour elle.

Ça se passera en partie dans la cour et aussi dans la clairière du fond, la nuit et au petit matin. Presque vingt quatre heures plus ou moins sur place, dont deux repas compris pour 30€ par personne. Ceux qui veulent dormir sur place dormiront dans la forêt, les autres rentreront chez eux.
Tous les détails sont dans la belle lettre bien ci-jointe.

Je vous parle de cela dès maintenant de façon à ce que vous y pensiez.
Notez que les dates ont changées, habituellement c’était le week-end du début des vacances scolaires, ce qui n’était pas de la disponibilité de beaucoup. Cette fois, vous êtes pour la plupart en vacances dans les Vosges ou aux Sechelles, ce dernier cas de figure est une bonne excuse que nous acceptons, bien entendu.

Vous connaissez pour la plupart le théâtre à Hérival, La Cucaracha, vous y êtes venus quelques fois.
Je n’ai pas à insister pour dire que c’est,  toujours d’une grande qualité, toujours différent, et que nous sommes fiers à chaque fois d’accueillir les brillantes prestations des jeunes comédiens et cela depuis presque quinze ans.
Shakespeare… ça peut être l’occasion de découvrir le théâtre savant, un peu moins facile que de suivre les multiples amours de boulevard, mais je vous garantis aussi le rire et, de plus, le burlesque.


Le Prieuré en action, c’est bien aussi chouette que quand il dort en hiver comme aujourd’hui sous la grisaille.
Toutes les infos utiles sont dans le texte qui suit.
Vous comprendrez qu’il est utile pour les comédiens de savoir combien il y aura de spectateurs.

Je vous souhaite de bonnes journées là où vous êtes.

Gilbert… &  Monique. Hi, hi !

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Mesdames, Messieurs
Chers amis, fidèles d’hier ou de demain,
Vous tous qui aimez l’insolite,

faisons un rêve…

      Vous ne saviez pas,  vous ne vous en étiez pas aperçus mais c’est ainsi : 

Charlet Théâtre a 20 ans !!

    C’était en l’an 1992-93 (les saisons théâtrales vont avec les années scolaires) que j’ai constitué ce groupe d’anciens élèves de l’atelier du collège – ces « anciens » étaient alors tous lycéens) et nous avons joué Psyché, une pièce que j’avais écrite quelques années plus tôt. Depuis ces comédiens se sont essayés, révélés, aimés (et séparés…) pour quelques mois ou plusieurs années et nous avons monté, créé, joué 30 spectacles, tous je crois très différents mais avec le même souci d’invention, d’horizons nouveaux et de fraternité.

Cette année, nous sommes 17 à vous proposer une expérience unique à plusieurs titres :

     
Notre festival  "LA CUCARACHA 2013"  ce sera essentiellement


LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ
  de SHAKESPEARE


Mais attention !   du samedi 6 juin 17h30 au dimanche 7 juin 12h30     nuit comprise.

     Vous assisterez 
à l’acte I devant le prieuré d’HERIVAL
à  l’acte II, à l’acte III dans la soirée et jusqu’à la minuit, 
et à l’acte IV, au petit matin, dans la forêt d’Hérival
à l’acte V en fin de matinée de retour au Prieuré.
     
Vous aurez droit à minuit au Souper des Fées, à midi à l’Asado d’Obéron (viandes grillées pour lesquelles vous apporterez à boire à votre guise).
Vous pourrez dormir sur place à la belle étoile ou en camping sauvage (on vous réveillera), rentrer chez vous, trouver une auberge voiture.
  Cette représentation sera unique, ne la manquez pas !

     Nous vous demandons de vous inscrire avant le 31 mars 2013 en nous faisant parvenir      30€  -  22€ (étudiants) - 10€ seulement pour ceux d’entre vous qui sont adhérents à jour de leur cotisation.
     Adressez-vous à l’un des membres acteurs de Charlet Théâtre.
     Adressez-les à : Charlet Théâtre, collège Charlet  BP 30046  88202 Remiremont Cedex.
     Téléphonez pour en savoir plus :  06 77 95 51 86 ou 03 29 30 64 63 ou 06 47 23 34 31
     et aussi, http://leprieuredherival.blogspot.com/ 
     
     Les 30€ vous permettent d’assister en supplément à :
"Thé, café-Harold Pinter", notre second spectacle (c’est votre année anglaise !) en avril ou début juillet au Théâtre du collège Charlet, et à toutes les autres animations de la Cucaracha 2013.



     Deux spectacles, deux repas, une expérience exceptionnelle
 pour 30€ !

 Avouez que pour notre anniversaire, c’est un peu nous qui faisons le cadeau…






Nota bene : nous ne pourrons accueillir plus de 120 personnes mais en dessous de 70, nous renoncerons au projet.
     Tout à la joie de vous compter parmi nos spectateurs privilégiés, je vous remercie déjà de votre confiance.


Salut et fraternité.
                                                                 
Gilles Maréchal
pour tous les membres acteurs.

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LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ
  de SHAKESPEARE  au prieuré d'hérival

Du samedi 6 juillet 17h30 au dimanche 7 juillet 12h30 nuit comprise.

    
Bonjour Gilbert,

Voici quelques commentaires sur cette pièce que je trouve l'une des plus féériques de tout le répertoire mondial.

     Le Songe d'une nuit d'été offre en effet tous les ingrédients d'un spectacle total avec plusieurs intrigues amoureuses, de nombreux jeux de scène comiques, voire burlesques, des chants et des danses dans la forêt, des fées, des métamorphoses physiques (une tête d'âne !) des moments de farce, mais aussi des moments de théâtre dans le théâtre (de pauvres et grossiers artisans jouant une pièce classique !), de l'irréel, du fantastique, du féérique, du réalisme, de la poésie, etc.

     C'est un véritable défi pour le metteur en scène : comment représenter, par exemple, la forêt, mystérieuse, pleine de murmures, d'une beauté irréelle, mais en même temps peuplée de fauves, lieu des amours et des dangers, lieu, peut-être, de nos fantasmes ou de notre inconscient ? Comment représenter les fées ? Qui sont-elles ? Comment faire vivre sur scène les métamorphoses des personnages, la magie des situations nocturnes ? Défi aussi pour les acteurs !
     C'est une exploration des rapports entre le surnaturel, l'imaginaire, et la réalité quotidienne. Après avoir vu cette pièce, on ne sait plus très bien où sont les frontières : rêve ? réalité ? Et cet effet onirique peut être accentué, si la pièce est jouée la nuit dans un décor naturel !
L'imagination du spectateur est toujours sollicitée dans cette pièce, où il y a plusieurs niveaux de lecture.  Ainsi, donc, elle s'adresse à tous, elle peut faire rire des enfants (à partir de 10 ans, je pense), et en même temps les adultes, mais pas forcément pour les mêmes raisons.
En plus, c'est une pièce optimiste, qui se termine bien, qui fait rire et rend joyeux.
Quelle belle nuit d'été en perspective !


Bien amicalement.  Michel Brocard. le 13 février 2013.



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